A l'heure où les touristes vacanciers congés payés et autres automobilistes vont se ruer sur l'autoroute et nourrir les embouteillages qui passeront à la télévision, avec malheureusement (et c'est plus sûr à la télévision) le corrolaire en accidents et le bilan qui s'en suivra (toujours à la télévision pour souhaiter une bonne rentrée), je tente une question : OU SONT LES VACANCIERS ?



Ce n'est pas une blague. Après des soldes catastrophiques, le moral au plus bas et le pouvoir d'achat blablabla, qui part vraiment en vacances ? Et surtout qui consomme ?

Je ne suis pas sûr que le gouvernement, les élites, les décideurs soient convaincus (mais peut-être ne le savent-ils pas) : pour consommer, on doit réunir deux conditions.

  • Avoir un peu d'argent à dépenser, ou du moins penser qu'on en a
  • Avoir le moral
Sur ces deux points, le bât blesse : il me semble que l'on cultive une certaine injustice. Par exemple, maintenir un niveau de taxes si élevé pour des biens indispensables (l'essence), ou encore créer une taxe auprès de fournisseurs internet et téléphonie (moins de pouvoir d'achat) pour compenser l'arrêt de la publicité sur les chaînées télévisées publiques (moins de consommation). De l'autre côté, l'accélération de l'information et la multiplication des flux d'information amènent à une surenchère du catastrophisme, concurrence oblige.

Le seul vent d'espoir est celui du très contesté changement. Il est en cours. Je ne juge pas s'il est bon ou pas, mais il pourrait provoquer une dynamique... s'il était raccroché à un projet (de la France, de société) lisible. Ce n'est pas le cas.

Ceci complique considérablement la tâche de nos managers et de nos dirigeants... Face à des salariés tristes, sombres, comment faire ? Tirons la leçon : un bon projet, un bon changement et des relations HUMAINES, vraiment humaines, sans faire semblant. Et une solide communication interne pour donner du sens et de la dynamique à tout çà.

C'est le travail de l'été que je propose à tous les dirigeants et managers. Bonnes vacances !