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jeudi 31 août 2006

Star ac et moules frites.

A priori, les idées n'ont parfois rien à voir. Et pourtant, la convergence fait son oeuvre et montre que parfois le calendrier fait bien les choses.



Mon esprit pernicieux et décalé y voit quelques éléments de cohérence :

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La presse parle de Nau.

Nous sommes fiers que notre charte "Naugaspillage", que vous trouverez ici, soit mise en avant dans la presse. Prenez, prenez, et diffusez pour que ces petits gestes soient vôtres.

La Gazette Nord Pas de Calais - 31 août 2006

mercredi 30 août 2006

Identité d'entreprise, logo et autres considérations...

Sur le principe, l'identité d'une femme ou d'un homme ne se marchande pas, ne se brade pas. Elle est ce que la personne est, fait corps (et âme) avec elle.

Je note que pour les entreprises, cela n'est pas toujours le cas. Dans le cadre de la création de logo par exemple.

On confond souvent identité et image. C'est à dire que l'on mélange les choux et les carottes.

Si l'on revient a des choses simples, l'identité est ce qu'on EST, l'image la façon dont ON EST PERCU. Cette différence de point de vue est fondamentale et pourtant souvent oubliée.

C'est pourquoi je porte un regard interrogatif sur les trois logos qui suivent, le dernier en date étant celui de la MACIF, qui a relooké tous ses outils de communication à commencer par son journal, rebaptisé MACIF Tandem (auparavant Tandem). Le journal est très réussi. Ils vous sont proposés dans l'ordre chronologique :

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mardi 29 août 2006

Combat à mener : la langue française.

Repéré à l'Aéroport de Roissy et à la gare Lille Europe cet été, deux exemples (malheureusement pas les seuls) de belles fôtes de françé :



Sont-ce les vacances des rédacteurs pub ?





Cela ne fera pas plaisir à M. Holder (ce raté ne reflète pas le succès ni la qualité de cette formidable entreprise du Nord), mais ce qui est pur, n'est-ce pas le beurre ?


A l'heure où M. de Robien s'interroge sur l'apprentissage de la lecture et que l'Education Nationale planche sur la méthode syllabique, combattre activement des erreurs aussi grossières n'est pas un combat d'arrière garde : le nombre de mails, de courriers, de mailings reçus comprenant ce que les agences ou les rédacteurs appellent des coquilles est effarant. Prenons garde.

lundi 28 août 2006

La pub du lundi - Epicé !

La simplicité que nous pronons n'a pas de limites. La question est : comment faire simple quand on peut faire... simple. Beaucoup plus difficile qu'il n'y parait mais une des recettes est de s'attacher aux référents quotidiens. Voici une superbe annonce "à l'anglaise" pour une marque bien connue de biscuits salés. Je vous laisse exciter vos papilles...

vendredi 25 août 2006

Paris, toujours la plus belle ?

Vous ne serez pas décus du voyage en allant voir la chaîne de télévision de Paris Hilton. L'héritière se refait une santé (ou plutôt maintient la forme) après être passé (mais elle n'a peut-être pas dit son dernier mot) par le stade sulfureux des photos chaudes, de le presse people, du web et du porno. Ce n'est plus un secret : elle est glamourissime !

Il est admirable de constater (je ne plaisante pas, c'est au premier degré pour une fois) le talent des marketeurs de stars. La vulgarité gonflée et violente incarnée par Pamela, les affres quotidiens de Britney, le sérénité parentale de Johnny, les circasseries de Stéphanie... sont à analyser de près. De vraies oeuvres marketing et des stratégies de communicants hors pair.



L'industrie musicale et audiovisuelle, boostée par les nouveaux medias (podcasts entre autres), est maintenant contrainte de créer, en plus de la mise en valeur du talent de l'artiste (ces deux mots restent à prouver dans la plupart des cas), des stars mondiales.

Ce qui les réunit tous, c'est leur capacité de caméléon. D'un jour à l'autre, par exemple, Lorie grandit et devient adulte. Pour mieux coller à l'évolution de son public, qui a priori connait la même évolution, Lorie change de coiffure et cela devient un événement pour ses fans, alimenté par un nouvel album (intitulé "Toujours la même"), une tournée nationale (ce n'est pas encore Britney) et le relancement du fan club. Je me demande de quel côté sont les vrais artistes, chanteur ou marketeurs ?

Le public cependant risque d'être induit en erreur : lorsque les Rolling Stones incarnaient la révolte adolescente, Téléphone hurlait son désespoir et Police sublimait les mélodies simples. Ces trois groupes sont dans l'histoire. Et ce qui fait entrer dans l'histoire, c'est le talent.

Paris Hilton peut être belle, chic, vulgaire, provocante, l'absence cruelle de talent maintiendra son business à celui de saisir des opportunités, d'évoluer en fonction des circonstances. C'est un mix efficace et cohérent. Cela fonctionne. Mais manque cruellement de sens.

Notre métier de communicant est d'en donner, mais aussi d'ancrer dans la mémoire collective, en manque de repères, des signes forts et intelligents à défaut d'être intelligibles.

Pour ne pas vous laisser sur votre faim tout de même, voici le clip de Paris



et le lien vers sa chaîne de télé. 12 vidéos à découvrir ici. A noter que YouTube devient un modèle media incontournable, en permettant à chacun de créer sa propre chaine de télévision, tout du moins de publier ses videos sur le web gratuitement. Nous y reviendrons, mais en attendant, jetez un oeil sur ce billet de Raphael, très instructif pour comprendre de quoi on parle.

jeudi 24 août 2006

Evidence

Une fois n'est pas coutume, je reprends mot pour mot une phrase, une seule, vue sur le blog de Florence Jonville (à visiter, il est remarquablement écrit et riche d'enseignements) :

"Customers are rising up and demanding that sellers treat them as human beings, not "marketing targets."

Autrement dit, pensons que chaque acte de communication s'adresse à un individu, pas à une cible, à une femme ou un homme doté de sens (et cela est d'autant plus vrai en communication business to business). On répète, on répète, mais c'est vraiment important.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui !

Jeune, pour 2,70 euros, je te dis ton avenir...

Le numéro d'été de Capital est toujours articulé autour d'un dossier très intéressant. Cette année, pour les 15 ans du magazine, 50 pages d'anticipation.

A lire d'urgence, numéro 179 de Capital


Et nous apprenons des choses fort intéressantes sur les jeunes, en vrac (sélection) :
  • Les jeunes aiment le travail (idée non reçue, on évoque souvent le contraire) et l'autorité. Ils savent qu'on va leur laisser des "cadeaux empoisonnés"
  • Les marques sont un point de repère fort, plus que la politique et que la religion. La spiritualité et le sens sont dépassés.
  • 3 exemples de communicaton qui marchent auprès d'eux : Absolut Vodka (miser sur la créativité), Louis Vuitton (utilisation d'une star... à savoir J-Lo), BNP Paribas (tournoi de tennis virtuel en parallèle à Roland Garros). Bref de la griffe, de la projection et de l'implication ludique
  • Génération "gestion" ? Ils seront prudents, craintifs devant une France a priori au ralenti (croissance faible, dettes fortes)
  • Et un lieu commun : Internet va bouleverser encore plus la vie, les solutions mobiles aussi.

Nous y reviendrons sans doute, mais les reccetes pour séduire les jeunes seront donc de plus en plus complexes, donc l'importance :
  • De bâtir avec acharnement des entreprises et des marques fortes et les consolider
  • De tenir compte de la futilité et de la volatilité de leur comportement de consommation

A titre personnel, je le vois avec mes 4 enfants : le monde dans lequel ils évoluent est un monde rapide, éphémère, où parfois la valorisation par la consommation est plus forte que l'individu et ce qu'il a à dire. Représenter plutôt qu'être. Vivre en communauté mouvante.

Sacré défi, mais défi Capital !

mercredi 23 août 2006

A la plage, on a la forme !

Vu sur le blog de Sidièse, voici un nouvel outil publicitaire, le sand-advertising qui permet d'utiliser l'immensité des plages jusqu'alors inutilisée pour communiquer en donnant une forme au sable.



Jusque ici inexploitées, certaines plages ont été "tamponnées" par un tampon-compresseur accroché aux camions de nettoyage des plages. C'est totalement recyclable, il n'y a rien à ajouter au sable. Les plages de Floride ont déjà adopté ce système, pas dans un but publicitaire mais pour inciter les vacanciers à ne pas jeter leurs ordures sur la plage... et apparemment cela fonctionne ! La durée d'une telle opération est forcément éphèmère mais très impactante.

Cela rappelle les actions de communication du futur ex prochain candidat non déclaré à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, qui a fait de même avec les tongs et des préservatifs. "Scuse l'humour" comme dirait Sophie Forte, mais autant pour une entreprise le marquage éphèmère du sable peut se justifier, mais "s'enfiler" un parti politique en se gaussant des photos du couple Nicolas-Cécilia dans Voici est un peu troublant pour ne pas dire pathétique.




Alors qu'en penser ? J'avoue ma perplexité. Le résultat est que l'on en parle, et comme le disait Churchill, "que l'on en parle en bien ou en mal, l'essentiel, c'est qu'on en parle". Même dans la presse italienne reconnue (vu dans le très sérieux Corriere della Sera du 13 Aout dernier, qui qualifie la campagne sur les plages d'agressive - voir ci-dessous). Le choix de moyens éphémères (la trace recouverte par la vague et le préservatif - à usage unique) ne sont pas chargés de sens. Il s'agit d'un coup médiatique réussi mais sans doute un peu creux. Attirer l'attention est important mais tous les communicants le savent, c'est insuffisant. Pour gagner, il faut être crédible et légitime. A vous de juger si cela est le cas.

mardi 22 août 2006

Low cost, low imagination ?

Tout se paye mon brave monsieur ! Je fais référence à un article paru récemment dans la presse économique régional de notre belle région du Nord... mettant en avant une agence de communication globale partiquant "des prix de 50 à 100% inférieurs à ceux d'une agence traditionnelle" dixit l'article. Au passage, je ne vois pas ce qu'est un prix réduit de 100% !



Nous travaillons trop souvent avec des journalistes pour savoir que l'information est vraie. C'est donc bien l'agence qui l'affirme, en mettant en place une relation à distance "exploitant les meilleures technologies du web".

Pourquoi pas ? Cependant, je voudrais rappeler que la communication en s'achète pas au rabais, que le marché de la prestation de services n'est pas un marché de prix mais de valeur. Lorsqu'un prestataire affiche de telles ambitions comme argument commercial phare, je prends le risque de mettre en garde les entreprises qui seraient tentées : une agence est une entreprise comme les autres. Elle peut réduire ses coûts et optimiser ses charges, mais ne peut raisonnablement proposer la même qualité et la même efficacité "50% à 100% moins cher". Le talent, la compétence ont une valeur, l'accompagnement d'une entreprise pour sa communication est une affaire trop stratégique pour tout miser sur le prix. L'important, c'est de payer le prix le plus juste pour la meilleure solution possible.

Certaines attentes seront sans doutes comblées par cette offre, celles qui ne représentent pas un investissement stratégique : la papeterie, les fiches produits, les pages supplémentaires de site web, la fabrication... mais en revanche, on ne brade pas le conseil stratégique, la conception, la rédaction ni les idées.

lundi 21 août 2006

La pub du lundi - Ca rajeunit !

On adore toujours les idées simples, les concepts fondés sur des émotions... Pour la rentrée, nous avons ressorti cet air de jeunesse créative, de fraîcheur émotionnelle... Un film toujours aussi formidable. Restons jeune !

Guts, quel trip(e)* !

--- mise à jour le 21 septembre 2006 ---
Vu dans Stratégies ce jour : "Le magazine Guts (Hachette Filipacchi Médias- SCPE/Versailles Investissement- Be Aware) suspend sa parution, après le refus de la Commission paritaire de l'homologuer. La Commission paritaire estime que le quinzomadaire est un titre d'autopromotion pour l'animateur Cauet, et déplore « l'indigence de certaines rubriques ». L'éditeur, qui revendique une diffusion de 200 000 exemplaires tous les quinze jours, a procédé à un certain nombre d'aménagements, notamment une présence Cauet nettement moins forte, avant de se représenter devant la Commission à la mi-septembre." Déplorer l'indigence de certaines rubriques est bien un minimum... et l'objectif de diffusion n'est pas atteint. C'est une bonne nouvelle pour la rentrée : il y aura moins de "bombes" et de "cul nu" dans les kiosques.

--- mise à jour le 13 avril 2006 ---
Vu dans Stratégies ce jour : "Le quinzomadaire Guts, lancé par Gérard Ponson, Cauet et Hachette Filippachi Médias, a vendu 280 000 exemplaires de son premier numéro, hors Belgique et Suisse. Lancé le 30 mars, le magazine devrait atteindre ses objectifs de diffusion de 300 000 exemplaires, puisqu'on assure d'ores et déjà chez Guts que le titre cartonne en Belgique." Voilà, c'est ce que l'on appelle le succès.

Que pensez vous de ce magazine et de l'intérêt qu'il revêt pour les annonceurs ? Postez vos commentaires en bas de ce billet.
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Un lancement de journal est toujours un événement. La presse s’enrichit (du moins le croit-on) de nouvelles thématiques pour toucher de nouveaux publics, en fonction non seulement de leur statut mais aussi de leurs centres d’intérêt. C’est en lançant de nouveaux titres que le marché se dynamise (dynamite ?) et c’est tant mieux pour les communicants : cela offre de nouvelles opportunités de valoriser les marques... Cependant, les offres ne sont malheureusement pas toujours au rendez-vous et les écarts ont tendance à se creuser entre les poids lourds (presse TV, presse people) et les magazines thématiques.

L’animateur Cauet deviendra-t-il un poids lourd ? La tentation est grande dans un billet écrit au fil de l’eau, sur ce blog, pour supprimer poids et garder lourd. Nous attendons avec impatience le hamburger Cauet qui devrait sortir la semaine prochaine. S'il est à la hauteur de Guts, nous osons espérer qu'il ne produira les mêmes effets que ce que l'on trouve en page 14 (voir plus bas). Guts, le dernier né de la presse magazine, un « masculin potache » (tiens, un nouveau segment), est arrivé ce week end. Plutôt que de réagir à chaud devant cette initiative, regardons de plus près le contenu de ce nouveau-né...

La couverture montre de jolies femmes entourant Cauet, de quoi faire fantasmer le côté potache de notre homme cible. On parle de quoi ? de cul, de caisses de flic, de foot, de défis… (pardon, je deviens très vulgaire, ce n’est pas le genre de la maison, mais il faut bien reconnaître que nous avons un avant goût de l’intérieur qui donne vraiment envie). Au moins, c'est "couillu", ce journal a "des tripes" (dixit Cauet lors de la conférence de presse).
Page 4, Cauet « tape la discute » avec 50 cent. Ca ne vaut pas plus que cela, je vous laisse lire.
Page 8, nous apprenons en dessous de photos suggestives que Alyson Hannigan (Buffy, American Pie 3) est une vraie fille. Chouette.
Page 11, sous le titre « Pensez à l’enfiler », nous voyons un homme faire l’amour à un scorpion. La seule page qui ai du sens, c’est pour Sidaction. Respect.
Page 14, nous avons le TOP 20 des people bourrés. Je commence moi aussi à avoir un peu la nausée, tout comme Keanu Reeves en bas de la page où culmine l'art des paparazzi.
Page 18, « Pouf Pouf, laquelle va-t-il choisir ? » On comprend la difficulté de ce choix cornélien lorsqu’il s’agit de deux super poufs. A découvrir sur 8 pages pour être sûr de faire le bon choix.
Les plus belles pelles sont pages 30 et 31, des footballeurs s’embrassent à pleine langue. Un must.
Le pole dancing s’apprend page 44.
Et page 51, « deux jumelles, ca donne deux fois plus de boulot ».
Je vous laisse découvrir le reste, les défis d’exhibitionniste en pleine rue (seins nus devant le hameau « Les Roberts »), les web girls «qui osent tout montrer » et les femmes assises sur des vibromasseurs et des sexes en tous genres.

Et tout cela deux fois par mois... en alternance avec "Choc".

Anne Marie Couderc, DG adjointe de Hachette Filippachi Medias (l’éditeur donc) affirme sans rire (et pourtant c’est le plus drôle) : « Lorsqu’on voit les difficultés que traversent les jeunes, il est important que des personnes de talent sachent leur parler. Nous espérons leur donner des repères qui leur permettent de sortir de la crise qu’ils traversent aujourd’hui. » Je vous laisse juge de cette construction de repères dont les jeunes ont besoin et du talent de ceux qui sont là pour les leur apporter, d'autant que les espoirs placés en ce titre sont eux aussi "couillus" : 450 000 exemplaires mis en place, 350 000 ventes. Donc un million de lecteurs potentiels qui vont partager cette nouvelle élégance à la française.

En politique, ce type de communication s’appelle du populisme, dans une certaine presse, c’est du marketing. Va comprendre Charles, le monde a bein changé !

* En anglais, « Guts » signifie « tripes », « entrailles ». Tout un programme !